Adolphe Milich

1884 1964
(Pologne) 1884 /   (France) 1964

À l’âge de treize ans, Adolphe Milich est peintre en lettres. Son père, commerçant, est ruiné dans un incendie. Pour faire vivre sa famille, il émigre à Lodz et devient professeur. De 1902 à 1904, Milich part étudier aux Beaux-Arts de Varsovie puis de Munich, et suit les cours du peintre Frantz Von Stuck en 1903. Un jour, à Munich, le hasard lui fait rencontrer Pascin, alors dessinateur au Simplicissimus. Il lui conseille d’aller à Paris mais Milich rêve de découvrir l’Italie. Il se rend à Rome, Florence et Venise. Pour vivre, il fait des dessins pour ses collègues qui les vendent sous leurs propres noms. Appelé à Varsovie pour le service militaire, il est réformé car trop petit.

En 1909, il passe quelques mois à Paris, fréquente l’atelier de Castelucho, s’imprègne des grands maîtres et dessine des sculptures antiques. Il reproche aux peintres modernes leur manque de technique et part en 1910 pour Madrid, visite les musées et fait des copies de Velázquez et Goya pour un collectionneur allemand. En 1911, il est à Rome. Portraitiste mondain, il s’insurge contre les propos antisémites tenus dans un salon. En 1915, il est à Lugano, en Suisse.

De retour à Paris en 1920, Milich s’installe à Montparnasse. Solitaire, il flâne au Louvre et passe les étés à Sanary jusqu’en 1927. L’été 1931, il est à La Ciotat. Collectionneur d’art, il s’intéresse aux peintures de Degas, aux sculptures de Charles Despiau et de Jacob Loutchansky. En 1934, le musée du Jeu de Paume à Paris fait l’acquisition de ses toiles qui seront exposées dans la Grande Salle. En 1937, il participe à l’Exposition internationale et obtient la médaille de bronze.

En 1940, Milich se réfugie à Saint-Tropez. En 1942, il rejoint Lugano. À la Libération, il regagne Paris. En 1951, il voyage en Israël et produit beaucoup.

Milich continue à peindre jusqu’à sa mort, en 1964. Ses œuvres figurent dans les musées français et étrangers. En 1966, la Ville de Lugano a ouvert un musée Milich dans la villa de Ciani.