Jacob Balgley

1891 1934
(Belarus) 1891 /   (France) 1934

Jacob BALGLEY

BREST-LITOWSK (BIÉLORUSSIE) 1891 – PARIS 1934

Jacob Balgley est encore adolescent lorsqu’il quitte son père, rabbin, pour étudier la médecine à Saint-Pétersbourg. Il peint déjà des icônes pour subvenir à ses besoins. Finalement, il choisit de se consacrer au dessin et commence aux Beaux-Arts d’Odessa des études d’architecture.

 

En 1911, Balgley quitte la Russie et s’installe à Paris en 1913, dans le quartier de Montparnasse au 9, impasse de l’Enfant-Jésus. Si le jeune artiste affiche tout d’abord ses qualités de graveur, il pratique également la peinture à l’huile, héritière de l’imagerie populaire de sa Russie natale.

 

A Paris, il poursuit ses études d’architecture aux Beaux-Arts et s’inscrit en 1915 aux cours de philosophie et d’histoire à l’École pratique des Hautes Études. Engagé volontaire en 1914, il sera réformé en raison de troubles cardiaques.

 

En 1918, il grave les dix-huit bois qui firent l’objet d’un livre de contes, édité par François Bernouard. Le 23 février 1920, Balgley entre à l’école des Arts décoratifs et fait la connaissance de sa future femme, Alice Kerfers. Tous deux entreprennent plusieurs voyages en Italie, sur la côte d’Azur et l’année suivante en Palestine.

 

Son mécène, le Dr Kritchewsky, lui aurait organisé sa première exposition personnelle, la seule de son vivant, chez le marchand Barbazangues en 1924. La même année il est naturalisé français et le musée du Luxembourg fait l’acquisition de deux gravures, deux dessins et une huile.

 

En 1925, Balgley exécute 21 eaux-fortes pour l’album Études inachevées. En 1928, sa facture se dote des caractéristiques expressionnistes. Il continue à peindre jusqu’en 1934, date à laquelle il meurt d’une crise cardiaque, à l’âge de quarante-trois ans. Une exposition posthume sera organisée dans son atelier.