Isaac Païles

1895 1978
(Ukraine) 1895 /   (France) 1978

Isaac Païles grandit dans une famille d'orfèvres. Son grand-père maternel était graveur sur bois. A 13 ans il s'intéresse à la gravure et à la sculpture. Ses premières sculptures sont conservées au musée de Kiev.

En 1910, il entre aux Beaux-Arts de Kiev où il fait la connaissance de Issachar Ryback et de Max Kaganovitch, qui deviendra son marchand quarante ans plus tard.

Aidé par son père, Isaac Païles arrive à Paris en 1913. Il partage une chambre avec Mané-Katz et étudie la sculpture pendant un an aux Beaux- Arts de Paris.

En 1914, il décide de rentrer à Kiev. Il se rend à l'ambassade russe, vole de l'argent dans un tiroir et arrive en Russie via Londres, la Norvège, la Suède et la Finlande. Lorsque la Révolution éclate en Russie, il est envoyé sur le front en Crimée mais, refusant de continuer à se battre, il s'embarque sans papiers ni billet sur un bateau. En échange d'un anneau en or, le commandant du bateau le dépose à Constantinople. Païles rêve de regagner Paris. Il s'embarque à nouveau et s’improvise matelot pour arriver jusqu'en France.

Il arrive à Paris en 1919 et va directement au café de la Rotonde. Il y retrouve son ami Michel Kikoïne et Isaac Dobrinsky qui l’accueille chez lui et lui donne des vêtements. Dans les tous premiers temps, pour gagner sa vie, Païles devient modèle.

En 1920, il abandonne la sculpture pour la peinture et collectionne l’art primitif. C’est alors qu’il entre en contact avec les collectionneurs de l’époque : le commissaire Zamaron, les marchands Paquereau et Georges Bernheim. Attaché à ses origines slaves, Païles participe aux activités de la Société des Artistes russes, présidée par Wildhopff et animées par les artistes russes de Montparnasse.

La Seconde Guerre mondiale éclate. Païles s'installe dans les Pyrénées Orientales puis en Auvergne. Il entre dans un groupe de Résistants à Rochefort. Appelé au travail obligatoire en Allemagne, il décide de se cacher dans un grenier où il restera pendant onze mois.

A la Libération, il retrouve son atelier à Montparnasse et continue à peindre. En 1948, il réalise sa première oeuvre abstraite.



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