Isaachar Ryback

1897 1935
(Ukraine) 1897 /   (France) 1935

Issu d’un milieu hassidique, Ryback est encore jeune lorsqu’il quitte la maison paternelle. Il suit des cours de dessin dans sa ville natale et fréquente l’académie de Kiev entre 1911 et 1916. Lorsque la révolution de 1917 éclate, le Comité central pour la culture juive de Kiev lui commande des affiches de propagande et des décorations de rue. C’est à cette époque qu’il rencontre El Lissitzki Financé par la Société juive d’Ethnographie et d’Histoire, il participe avec El Lissitzki à une expédition dans les villages d’Ukraine afin d’exécuter une série de tableaux sur les cimetières juifs et les synagogues.

En 1918, il est à Moscou et y enseigne la peinture. En 1921, il part pour Berlin et publie, en collaboration avec le poète yiddish Leib Kvitko, des contes pour enfants (éd. d’État d’URSS) et un album de trente lithographies intitulé Schtetel (1923). En 1924, il publie Des types juifs d’Ukraine, album qui fusionne cubisme et expressionnisme et relate l’atmosphère menaçante d’un pogrom. À Berlin, il devient membre du Novembergruppe et expose à la Sécession. À cette même époque, il réalise des gravures suprématistes pour la revue yiddish d’avant-garde Albatros.

En 1925, sur invitation du Théâtre juif de Moscou, Ryback regagne la Russie et réalise décors et costumes pour un drame de I.L. Peretz intitulé « In Folisch Oyf Der Keit ». La même année, dans les colonies agricoles juives d’Ukraine, il exécute des dessins illustrant la vie quotidienne. Ceux-ci seront publiés lors de son arrivée à Paris en 1926.

Entre 1928 et 1934, Ryback expose en Europe : Paris, La Haye, Amsterdam, Bruxelles, Rotterdam, Anvers et Philadelphie. Sa dernière exposition a lieu à la galerie Wildenstein, à Paris. Ses œuvres sont conservées au musée Issachar Ryback à Bat Yam en Israël.