Jacob Macznik

1905 1945
(Pologne) 1905 /   (Autriche) 1945

Jacob Macznik grandit dans une famille d’un milieu modeste et orthodoxe. Enfant, il suit les cours du heder. 

Pendant la Première Guerre mondiale, la famille s’installe à Keltz, dans la campagne polonaise. En 1922, Jacob part pour Varsovie étudier aux Beaux-Arts. Pour gagner sa vie, il illustre divers albums.

En 1928, il se marie et vient à Paris avec sa femme, Stella. Le couple s’installe dans un hôtel, puis déménage au 2 bis, rue Perrel dans l’ancien atelier du Douanier Rousseau. Il prend part à la vie parisienne et entre en contact avec Hersch Fenster. Jacob Macznik lui propose de faire un voyage en Pologne en vue de publier un livre sur les synagogues. Fenster écrirait les textes et Macznik peindrait les synagogues. Macznik commence un inventaire des plus vieilles synagogues de Pologne (détruites pendant la guerre). Les deux hommes s’engagent sur les routes, passent par Tarnow, Kourov, Barnev, et organisent des conférences dans les villes qu’ils traversent. Ils se séparent à Lodz. Macznik n’a plus d’argent et rentre à Paris avec une dizaine de toiles, alors qu’il voulait en réaliser plus de quarante. L’album qu’il rapporta fut préfacé par le ministre de l’Instruction publique M. de Monzie.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il se trouve dans un petit village d’Auvergne. Il part pour Toulouse, s’engage dans la Résistance et espère gagner Londres par l’Espagne. Le 1er octobre 1943, Jacob Macznik est interné à Drancy avec sa femme. Le 28 octobre 1943, ils sont déportés. Convoi n° 61. Assassinés le 18 janvier 1945 au camp de Mauthausen.

La plupart de ses toiles ont été détruites par les nazis.