Jankel Adler

1895 1949
(Pologne) 1895 /   (Royaume-Uni) 1949

Jankel Adler est le septième d’une famille religieuse de dix enfants. Son père était meunier à Tuszyn près de Lodz. En 1912, il étudie la gravure à Belgrade, puis entre l’année suivante dans une école d’art à Barmen, en Allemagne. Il poursuit ses études jusqu’en 1914 à l’académie des Arts décoratifs de Düsseldorf avec Gustav Wiethüchter.

Pendant la guerre, il s’engage dans l’armée russe, se fait capturer par l’armée allemande mais sera rapidement relâché.

En 1918, il se rapproche du groupe Der Sturm. De retour en Pologne, Adler expose à Lodz et à Varsovie. En 1919, à Lodz, il participe à la création du cénacle Yung-Yiddish, avec l’écrivain fondateur Moyshe Broderzon.

Il part pour Düsseldorf en 1920. Il rencontre Otto Dix en 1922, année où il participe à la création du groupe Die Kommune, ainsi qu’à l’Exposition internationale des artistes révolutionnaires à Berlin. Il obtient un grand succès avec les fresques du Planétarium qu’il peint en 1925 et, après un séjour en Espagne (1930), revient en 1931 étudier à l’académie de Düsseldorf avec Paul Klee. Il dessine une affiche révolutionnaire au moment des élections de février au Reichstag, après l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

Fuyant le nazisme, Adler quitte l’Allemagne et arrive en France en 1933. 

Les années suivantes (1935-1937) sont marquées par de nombreux voyages en Italie, Roumanie, Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Russie et Pologne. Une grande rétrospective de son œuvre a lieu à Varsovie en 1935.

En 1937, Jankel Adler se fixe quelque temps à Paris, fréquente l’Atelier 17, dirigé par Stanley William Hayter. Il séjourne à Cagnes-sur- Mer avant de s’engager dans l’armée polonaise.Lors des affrontements de la Seconde Guerre mondiale, il sera démobilisé pour raison de santé en 1941 puis évacué dans la banlieue de Londres en 1943.

Adler ne retournera jamais en Allemagne. Ayant perdu une grande partie de sa famille en déportation, il refusera d’exposer dans ce pays et terminera ses jours en Angleterre.