Joachim Weingart (Joachim Weingarten dit)

1895 1942
 (Галичина) (Ukraine) 1895 /   (Pologne) 1942

Le père de Joachim Weingart, négociant en vins, meurt prématurément, laissant sa femme seule avec ses deux enfants. Joachim Weingart quitte sa ville natale en 1912 pour suivre des cours de dessin à Weimar. Il expose pour la première fois à Lvov en 1912 à l’école des Arts et Métiers puis à Vienne en 1914, où il fréquente l’académie des Beaux-Arts. L’industriel et mécène Carol Kratz découvre le talent de Weingart et décide de le soutenir. Alfred Aberdam et David Seifert bénéficieront également de son appui.

En 1916, Weingart fait un premier passage à Berlin. Après la Première Guerre mondiale, il rejoint la Galicie et expose à Lodz. De nouveau à Berlin en 1922, il y rencontre Menkès et Alfred Aberdam dans l’atelier du sculpteur Alexander Archipenko. En septembre 1923, une exposition personnelle est organisée au siège de la Société des amis des Beaux-Arts de Lvov.

En 1923, selon une lettre de Menkès, Weingart le rejoint à Paris et partage sa chambre pendant deux années à l’Hôtel Médical. Il se lie avec Léon Weissberg et Aberdam, déjà rencontré à Berlin. En 1925, ils se retrouveront réunis pour exposer dans la galerie de Jan Sliwinski Au Sacre du Printemps, au 5 Rue du Cherche-Midi. Les amis galiciens formeront le groupe des Quatre.

En 1925, Weingart s’installe dans un atelier à Montparnasse. Il tombe amoureux d’une jeune Française, fille de médecin, qu’il épouse malgré l’opposition de ses parents. Le marchand René Gimpel s’intéresse à sa peinture, et Weingart connaît alors une période de succès avant de sombrer dans la dépression après le départ de sa femme et de son fils. En 1930, Gimpel lui signe un contrat. En novembre 1934, Weingart commence des dessins au fusain pour le portrait de Mme Gimpel. Son état de santé s’aggrave. Solitaire et tragique, il se tient à l’écart. Il peint sans relâche dans son atelier. C’est là qu’il est arrêté le 30 mars 1942 puis interné au camp de Pithiviers.

Le 17 juillet 1942 il est déporté. Convoi n° 6. Assassiné à Auschwitz. Son frère se suicidera la même année.