Lasar Segall

1891 1957
(Lituanie) 1891 /   (Afghanistan) 1957

Lasar Segall grandit à Vilnius dans une famille religieuse dont le père était calligraphe. De 1905 à 1906, Segall étudie à l’école des Beaux-Arts de Vilnius. En 1907, il arrive à Berlin et suit les cours des Beaux-Arts pendant deux ans. En 1909, il voyage à Amsterdam. En 1910, il quitte Berlin pour Dresde et continue son apprentissage aux Beaux-Arts en qualité de Meister-Schueler (élève-maître), avec le privilège d’un atelier individuel, ce qui satisfait son besoin d’indépendance.

En 1911, Segall entreprend un premier voyage au Brésil et y expose dès 1913. À la déclaration de guerre de 1914, Segall, citoyen russe, est exilé à Meissen. En 1916, il est autorisé à regagner Dresde et accomplit un dernier voyage à Vilnius. En 1918, il se marie avec Margarete Quack et publie son premier album de cinq lithographies inspiré d’une nouvelle de Dostoïevski intitulée Krotkaya. En 1919, il participe au groupe Sécession de Dresde et le musée de cette ville acquiert une de ses œuvres. La même année paraît un album de lithographies, Souvenirs de Vilno, préfacé par Paul Ferdinand Schmidt En 1920, il aide Marie Wigman à fonder son école de danse à Dresde. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Paul Klee. En 1921, il rencontre Wassily Kandinsky, El Lissitzki, Naum Gabo et Alexander Archipenko. La même année, il publie un album de gravures, Bubu, d’après le livre de Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse. 1923 marque son second séjour au Brésil. Il s’installe définitivement, acquiert la nationalité brésilienne. Il se marie en secondes noces avec Jenny Klabin, Brésilienne aujourd’hui reconnue pour ses traductions de Molière et de Racine en langue portugaise.Deux fils naîtront de ce mariage.

Il arrive à Paris en 1928 et commence à sculpter. Il fréquente les cafés de Montparnasse et rencontre les artistes de l’époque. De retour à São Paulo en 1932, Segall fonde avec un groupe d’amis la SPAM (Sociedad Paulista de Arte Moderna), avec laquelle il participe à plusieurs projets nationaux de décoration. Segall effectue son second séjour à Paris entre 1935 et 1938, marqué par une exposition à la galerie Renou et Colle et par la publication d’une deuxième monographie par Paul Fierens. En 1937, dix de ses œuvres sont exposées à Munich lors de l’exposition « Art dégénéré ».

Il passe les années d’Occupation au Brésil et retrouve Paris en 1956, à l’occasion d’une exposition rétrospective au musée national d’Art moderne. Lasar Segall ressent déjà les premières atteintes de sa maladie et expire le 2 août 1957, dans sa maison de la rue Alfonso, à São Paulo. Les œuvres de l’artiste sont conservées au musée Lasar Segall de São Paulo.