Lazare Volovick

1902 1977
(Ukraine) 1902 /   (France) 1977

Lazare Volovick est le fils cadet d'une famille de sept enfants. Son père, représentant de commerce, initie ses quatre fils à la peinture. En 1917, il entre aux Beaux-Arts de Kharkov, puis de Kiev l'année suivante.

En 1920, il décide avec son ami Kostia Téréchkovitch de rejoindre Paris. Tous deux s'embarquent sans argent, cachés dans la soute d'un cargo qui les emmène à Constantinople. Volovick reste un an en Turquie, il y gagne sa vie en faisant des croquis dans la rue.

Volovick rejoint finalement Paris en 1921. Sans ressource ni relation, il n'a qu'une indication : "les cafés de Montparnasse". A la Rotonde, Il fait la connaissance du sculpteur Baïdaroff-Poliakoff, chez qui il passe ses premières nuits parisiennes.

En 1922, il fréquente l'atelier de la Grande Chaumière et pose comme modèle pour des sculpteurs. En 1923, il s'installe à la Ruche et y restera jusqu'à la guerre. Son atelier voisine celui de Krémègne, de Kikoïne et à partir de 1925, celui de Jacques Chapiro.

Entre 1923 et 1925, Volovick voyage à travers la France en compagnie du sculpteur Nachmann Granowsky. Ils visitent la Corse, le Midi et rencontrent l’écrivain Colette.

A partir de 1927, expositions et bals se succèdent. Volovick et d’autres peintres de Montparnasse réalisent les décors du Bal Bullier.

En 1930, Volovick visite l’Espagne, il découvre le Musée du Prado et rencontre sa future compagne la danseuse Lya Grjebina qu'il accompagne lors de ses tournées. Après un séjour en Bretagne, Volovick et sa femme quittent Paris pour New York pendant six mois. Continuant sa route, le couple séjourne à Londres avant de regagner Paris. A cette époque, presque quotidiennement, il se réunit au Dôme ou à la Coupole avec ses amis : Ilya Ehrenbourg et sa femme, les peintres Naïditch, Robert Pikelny et Jean Pougny. Après guerre, ils iront plutôt au Select.

En 1939, lorsque la guerre éclate, Volovick se trouve au Touquet. Pendant les rafles, il se cache chez sa belle-mère à Boulogne-sur-Seine. Ne pouvant peindre, il fait des pastels.

En 1944, il retrouve Montparnasse et s’installe 11, rue Jules Chaplain.

Son atelier de la Ruche a été occupé pendant la guerre et la totalité des œuvres a été détruite et pillé par les nazis .

En 1946 Volovick travaille dans l'atelier de son ami Vladimir Naïditch, au 51, boulevard Saint-Jacques où il peint une série de nus et de portraits. Les années d'après guerre sont marquée par plusieurs voyages à Venise.