Mané-Katz (Emmanuel Katz dit)

1894 1962
(Ukraine) 1894 /   (Israel) 1962

Mané-Katz passe toute sa jeunesse dans une atmosphère de religiosité qui le marque pour toujours et qui nourrit inlassablement son œuvre. Son père était schamasch (le gardien de la synagogue).

Après ses études aux écoles des Beaux-Arts de Kiev et de Vilnius, il arrive à Paris en 1913 avec vingt-cinq roubles en poche. Il étudie la peinture aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Cormon, avec Soutine, Krémègne et Kikoïne. En 1914, il ne peut s’engager dans la Légion étrangère en raison de sa petite taille. La même année, il doit rentrer en Russie, alors en guerre.

En 1917, après un séjour à Londres, Mané-Katz est nommé professeur aux Beaux-Arts de Kharkov. En 1921, il passe par Bakou, Tiflis en Géorgie, Moscou, Minsk, Varsovie et regagne Paris. Il obtient la nationalité française en 1927.

La vie de Mané-Katz est ponctuée par ses très nombreux voyages. Entre 1928 et 1937, il visite successivement la Palestine, l’Égypte, la Syrie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Lituanie, et retourne en Palestine en 1935 et 1937. En 1939, il est planton à l’École militaire à Paris. Arrêté par des soldats allemands à Royan, il réussit à s’échapper, rejoint Marseille et s’embarque pour les États-Uni . Il passe les années d’Occupation à New York.

À la Libération, Mané-Katz se fixe à Paris et voyage inlassablement pendant les dix dernières années de sa vie. Il séjourne en Israël (1948), en Afrique du Sud (1950), au Japon, en Inde (1957) avant de rejoindre New York puis Paris en 1960. Ses œuvres sont conservées au musée Mané-Katz de Haïfa, en Israël.