Marcel Slodki

1892 1943
(Pologne) 1892 /   (Pologne) 1943

Marcel Slodki est issu d’une famille laïque et libérale ; son père est directeur de banque. Slodki fréquente le lycée de Lodz puis, en 1910, part étudier aux Beaux-Arts de Munich.

Il arrive en 1913 à Paris, vit pendant un an, au 2 bis, rue Pernel, dans l’ancien atelier du Douanier Rousseau et s’installe en Suisse en 1914. Il fait la connaissance de Tristan Tzara à Zurich, dessine des affiches Dada pour le cabaret La Scène et illustre plusieurs ouvrages de Tchekhov. Il travaille également pour un architecte et dessine des plans d’urbanisme qu’il utilisera par la suite dans son travail. Slodki retourne en Pologne, peint des vues de Kazimierz, de Kuzmir, puis arrive en Angleterre et continue ses compositions de ville à Londres.

À la fin de la guerre de 14-18, il devient décorateur de théâtre à Berlin.

En 1923, il revient à Paris et se remet au travail mais détruit toute son œuvre antérieure inspirée du cubisme, ce qu’il regrettera plus tard. En 1937, il retourne en Pologne où une exposition lui est consacrée. Il peint des portraits, des vues de ville, des natures mortes. Il épouse Macha Boulanger. Elle est peintre.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il part rejoindre sa femme à Brive, se remet à peindre et, malgré les difficultés de la guerre, expose ses œuvres.

En 1943, des gendarmes viennent l’arrêter. Grâce au sous-préfet qui le prévient à temps, il se cache, se fabrique des faux papiers et s’enfuit à Chambéry toujours accompagné de son épouse. Ils s’installent à Bourg-Saint-Maurice dans un chalet à 2 000 mètres d’altitude. Dénoncés le 14 décembre 1943, Macha et Marcel Slodki sont arrêtés par des agents de la Gestapo puis internés à Drancy.

Le 17 décembre 1943, ils sont déportés. Convoi n° 63.Assassinés à Auschwitz.