Michel Kikoine

1892 1968
(Belarus) 1892 /   (France) 1968

Peu après sa naissance, les parents de Michel Kikoïne s'installent à Rejitsa, petite ville dans les environs de Vitbesk, où son grand-père maternel était rabbin et son père, Peretz Kikoïne,est conseiller dans une banque. En 1904, la famille déménage à Minsk où Michel Kikoïne fait des études de commerce pendant trois ans et rencontre Soutine, alors apprenti chez un tailleur.

En 1908 Kikoïne et Soutine entrent dans l'académie du peintre Kruger puis les deux peintres étudient aux beaux-arts de Vilnius. Ils y rencontrent Krémègne.

Kikoïne arrive à Paris en 1912, s'installe chez son cousin Joseph, il s'inscrit aux beaux-arts dans l'atelier de Cormon.

En 1914, il épouse Rosa Bunimovitz qu'il avait connu au lycée de Minsk et qui donnera naissance à deux enfants : Claire et Jacques. La même année Kikoïne s'installe à la Ruche, Chagall et Krémègne s’y trouvent déjà.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il se porte volontaire dans l'armée des travailleurs. Sa première exposition particulière à lieu en 1919, à la Galerie Chéron. Kikoïne est remarqué par les amateurs d'art : le docteur Montlaur, critique d'art publie un article sur sa peinture et Mr Descaves, son premier collectionneur, lui achète quinze toiles et quarante dessins.

Il découvre la lumière du Midi entre 1922 et 1923, lors d'un séjour à Céret puis à Cagnes-sur-mer avec Soutine. Pendant son séjour dans le Midi, Kikoïne s'imprègne de la lumière et peint des paysages expressionnistes.

En 1926, Kikoïne achète une maison à Annay-sur-Serein, dans l'Yonne.

En 1927, il quitte la Ruche pour s'installer à Montrouge, puis regagnera Montparnasse en 1933.

En 1939, Kikoïne est mobilisé à la Réserve, près de Soissons et peint un certain nombre de gouaches sur la vie de garnison.

En 1942, il se réfugie avec sa famille dans les environs de Toulouse.

A la Libération, il rentre à Paris qu'il ne quittera que pour quelques voyages en Israël notamment en 1950 où il participe à plusieurs expositions.

Durant les dix dernières années de sa vie il séjourne fréquemment au bord de la Méditerranée, à La Garoupe chez sa fille et produit des marines. Le premier prix du Salon des Peintres Témoins de leur Temps lui est attribué en 1964.

Kikoïne meurt dans son atelier parisien le 4 novembre 1968.



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