Moïse Kisling

1891 1953
(Pologne) 1891 /   (France) 1953

Moïse Kisling, fils de tailleur, commence son apprentissage à l'école des Beaux-Arts de Cracovie, dans la classe de Josef Pankiewicz, défenseur des impressionnistes qui oriente ses élèves vers Paris plutôt que vers Munich.

En 1910, Kisling arrive à Paris et s'installe rue des Beaux-Arts. Sa mère lui envoie un peu d'argent jusqu’au jour où un mécène russe inconnu, grâce à l'intervention de l'écrivain yiddish Shalom Asch, lui envoie pendant un an une mensualité de 150 francs.

Kisling fréquente les artistes de Montparnasse, se lie avec Picasso, Juan Gris, Max Jacob, Manolo.

En 1912, il rencontre à Céret son premier marchand, Adolphe Basler, qui lui achète tout sa production pour 300 francs par mois.

A son retour de Céret, en 1913, il s'installe pour vingt-huit ans dans un atelier situé au n°3 rue Joseph-Bara. Réputé pour ses réceptions du mercredi, son atelier est le lieu de rendez-vous de Modigliani, Soutine, Derain, et de Juan Gris. L’immeuble abrite également Pascin, les Krogh, père et fils, et plus tard Zborowski. La concierge, Madame Marie Salomon, régente la maison d’une “main de fer” et terrorise tout le monde sauf Kisling. On le voit aux célèbres soirées de la Baronne Hélène d’Oettingen, qui sera le centre littéraire et artistique de Montparnasse jusqu’en 1914.

La Première Guerre mondiale surprend Kisling en Belgique qu'il visite avec Basler. Il revient spécialement pour s’engager dans la Légion étrangère. Il est blessé en 1915, lors de la bataille où Blaise Cendras perd un bras. Réformé, il regagne Montparnasse et découvre avec surprise qu'un jeune soldat américain mort au combat lui a légué la somme de 25000 francs. Il visite l'Espagne, rentre à Paris il rencontre Zborowski qui s'intéresse à sa peinture.

En 1919, la galerie Druet organise sa première exposition. Sa peinture a du succès et les vedettes de l'époque sont ses modèles : Falconetti, Valentine Tessier, Arletty (1933), Cocteau (1916), Colette, Marie Laurencin et Kiki de Montparnasse (1927).

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il part vivre à Sanary dans sa propriété puis s’embarque en 1940 pour New York où sa peinture est également appréciée.

Il rentre en France en août 1946 et s’installe à Sanary. Il y vivra jusqu’à sa mort, le 29 avril 1953.



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