Pinchus Krémègne

1890 1981
(Belarus) 1890 /   (France) 1981

preparation du catalogue raisonné de l'oeuvre de PINCHUS KREMEGNE 1890-1981

Merci aux commissaires-priseurs et collectionneurs de prendre contact avec nous pour authentification des oeuvres en leur possession

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Nadine Nieszawer 4 RUE RAMBUTEAU PARIS 75003

Nadine Nieszawer expert de l'Ecole de Paris 1905-1939 assistée de Jeannette Kremen petite fille de l'artiste

tel :01-42-78-81-61 / email: expertise@ecoledeparis.org

 

Pinchus Krémègne est le dernier des neuf enfants d'une famille religieuse et modeste de la région de Vilnius. Son père fabrique des objets inspirés du folklore slave.

Il entre à dix neuf ans à l’ecole des Beaux-Arts de Vilnius ou il étudie la sculpture. Il fait la connaissance de Soutine et de Kikoïne.

Conscient qu’il n’a pas pas d’avenir dans la Russie antisémite d’alors, il décide en 1912 de se rendre à Paris, affronte les difficultés d’un départ clandestin pour atteindre enfin La Ruche “cette grande fourmilière russe du passage Dantzig”. Sur ses conseils Soutine le rejoint en 1913.

En 1914, Krémègne sculpte et expose trois de ses œuvres au Salon des Indépendants.

En 1915 il abandonne la sculpture pour la peinture.

A Paris, il découvre les Musées et les galeries de tableaux qui exposent des œuvres de Vincent Van Gogh, de Paul Cézanne et des Impressionnistes. A partir de 1916, il fréquente Montparnasse. Il y retrouve Kikoïne, André Derain, Maurice Vlaminck, Max Jacob. Les marchands Chéron, Zborowski, et Paul Guillaume sont ses premiers collectionneurs.

En 1918, il découvre Céret, son nouveau lieu d’inspiration, et y séjourne fréquemment.

A partir de 1920 commence une série de voyages : en Corse(1923), à Cagnes-sur-mer (1928-1929) et en Scandinavie d'où Krémègne rapporte de nombreux portraits. En 1923, il épouse, Birgit Strömback dont il aura un fils.

En 1940, il se réfugie à Turenne en Corrèze. Hébergé chez un villageois, il participe aux travaux des champs. Une galerie toulousaine lui fournit des couleurs pour qu'il puisse continuer à peindre.

A la Libération, il rentre à Paris et s’installe dans un atelier rue François Guibert. De 1949 à 1956, il séjourne en Israël mais, Céret reste son lieu de création privilégié. Dans les années 60, Krémègne y achète un terrain sur lequel il fait construire sa “maison-atelier“ qu’il occupera jusqu'à sa mort, au printemps 1981.