Rahel Szalit-Marcus

1892 1942
(Israel) 1892 /   (Pologne) 1942

Rahel SZALIT-MARCUS

CHJENTY (POLOGNE) 1892 – DÉPORTÉE À AUSCHWITZ 1942

Rahel Marcus passe son enfance à Lodz. Son père, artisan, se montre attentif aux dons de dessinatrice de sa fille et l’encourage. Son premier tableau représente un portrait de son père. Sa cousine lui enseigne l’allemand, le polonais et le français. Militante comme son père, elle adhère au Bund.

 

En 1911, elle part étudier aux Beaux-Arts de Munich et entre en contact avec les jeunes artistes Henri Epstein et Marcel Slodki, qu’elle retrouvera plus tard à Paris.

 

Rahel Marcus passe de belles années à Berlin et fait la connaissance de son futur mari, Julius Szalit, acteur en vogue. Leurs rapports sont passionnés, Julius quitte Rahel et se suicide en 1916. Désespérée, elle fuit Munich et part vivre à Berlin. Elle a du succès auprès du milieu artistique et devient membre du salon Sécession et du Novembergruppe. Elle fréquente le café Roman et y rencontre Mendele Mokher Seforim, de son vrai nom Shalom Jacob Abramowitch (Seforim veut dire en yiddish « colporteur de livres »), qui fut le pionnier des écrivains yiddish. Cholem Aleichem devient également son ami. Elle s’inspire de leurs romans et peint des personnages familiers. Elle illustre Fils du Hazan de Cholem Aleicheim, Fishké le tordu de Mendele Mokher Seforim, Le Roi des schnorers d’Israel Zangwill, et des histoires du Rabbi Nahman Braslaw de Martin Buber. Pour subsister elle donne des cours d’escrime.

 

En 1933, lorsqu’Hitler arrive au pouvoir, Rahel Szalit-Marcus s’installe à Paris, fréquente Le Dôme, continue à peindre et donne toujours des cours d’escrime. Elle reçoit dans son atelier les collectionneurs intéressés par sa peinture.

 

 

Le 16 juillet 1942, elle est arrêtée par la police française. Son atelier est pillé et ses œuvres n’ont jamais été retrouvées. Le 19 août 1942, elle est déportée. Convoi n° 21. Assassinée à Auschwitz.