Willy Eisenschitz

1889 1974
(Autriche) 1889 /   (France) 1974

Willy Eisenschitz est encouragé dans sa vocation par son père, avocat d'esprit libéral. Il délaisse vite l'École des Beaux-Arts de Vienne pour aller travailler à Paris où il séjourne chez un oncle amateur d'art Otto Eisenschitz, beau-frère d’Henri Bergson.

En 1912, il s'inscrit à l'académie de la Grande Chaumière où il rencontre une jeune artiste, Claire Bertrand. C'est le début d'une union qui donnera lieu à un mariage en 1914.

Si l’Europe Centrale nourrit ses débuts de peintre, Paris, le Canal Saint-Martin et la Provence constitueront la base de son inspiration future. Paysagiste avant tout, il ne recueille que de lointains échos des courants picturaux révolutionnaires parisiens mais s’imprègne pourtant du Cubisme calmé de l’après-guerre à travers des formes géométrisées.

En 1914, Eisenschitz part pour Vienne et passe une grande partie de la guerre dans un camp d'internés civils. Sa femme l'y rejoint et donne naissance à deux enfants. Pour des raisons de santé, Eisenschitz s’installe en 1917, à Lucerne, y expose, ainsi qu’à Zurich. En 1920, le couple rentre à Paris, puis découvre la Provence en 1921, avant de visiter Florence et Assise en 1922.

Un problème de santé contraint le peintre à vivre à la montagne. Il s’installe à Mollans puis à Dieulefit dans la Drôme.

En 1926, son exposition personnelle à la galerie Joseph Billiet donne lieu à un premier achat par l’Etat.

En 1927 Eisenschitz s'installe avec sa famille près de Toulon, à La Valette-du-Var, dans l’ancien couvent des “Minimes”.

En 1929, il voyage en Espagne et aux Baléares. En 1931, souffrant d’une arthrite à l'épaule qui le prive de l'usage du bras droit, l’artiste produit des aquarelles, exposées avec succès en 1932 à la galerie Billiet-Worms.

En 1935, Eisenschitz est naturalisé français. Il continue à voyager en Espagne et réalise les illustrations de trois ouvrages de Jean Giono : Les Vraies Richesses, Mort du Blé, Entrée du Printemps (éd. de Luxe chez Ph. Gonin).

Pendant la Seconde Guerre, Eisenschitz retourne à Dieulefit où se retrouvent des intellectuels réfugiés. Son fils David entre dans la Résistance, se fait arrêter et déporter en 1944. A la fin de la guerre, Eisenschitz partage son temps entre ses voyages et ses expositions à Paris, Toulon et Marseille et s’inspire systématiquement des lieux qui l’entourent.

Un an avant sa mort une restrospective est organisée à la Maison de la culture d’Amiens.



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