Gustave Miklos

1888 1967
(Hongrie) 1888 /   (France) 1967

Gustave Miklos étudie la peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Budapest et suit également des cours à l’Ecole des Arts Décoratifs.

Il arrive à Paris en 1909 et s’installe à La Ruche, où il retrouve son compatriote et ami Joseph Czaky, qui est arrivé en France quelques mois auparavant.

Son œuvre est rapidement exposée au Salon d’Automne et au Salon des Indépendants. En 1914, Gustave Miklos s’engage dans l’armée française. Il sert dans le Bataillon d’Orient, à Salonique, où il découvre l’art byzantin. Cette révélation aura une influence importante sur son œuvre.

Il retourne à Paris en 1919 et se lie avec les artistes des mouvements d’avant-garde. Il fréquente l’atelier de laque Brugier et s’intéresse à l’art de l’émail. En 1921, il rencontre Jean Dunand, un laqueur réputé pour qui il travaille occasionnellement. Dans les années qui suivent, il consacre l’essentiel de son temps à la sculpture.

Le célèbre couturier Jacques Doucet découvre le travail de Gustave Miklos au Salon des Artistes Indépendants en 1920, et lui commande des tapis et une série de pièces émaillées. Miklos entretiendra une relation avec ce collectionneur jusqu’à la mort de ce-dernier en 1929. Jeanne Lanvin et le Baron Robert de Rotschield collectionnent également son travail.

Influencé par l’artiste Jean Lambert-Rucki, il abandonne la peinture et se consacre à la sculpture. Son travail en émail des métaux est exposé à la galerie de l’Effort Moderne en 1923 et remporte un certain succès.

En 1930, il est membre fondateur de l’Union des Artistes Modernes (UAM). Il participe à l’Exposition internationale de 1937.

A partir de 1940, il partage son temps entre la sculpture, la décoration et l’enseignement.

Il meurt dans la solitude et le dénuement.