Morice Lipsi

1898 1986
(Pologne) 1898 /   (Suisse) 1986

Morice Lipsi naît dans une famille traditionnelle. En 1912, il quitte la Pologne pour Paris et s’installe à La Ruche. Il y retrouve son frère Samuel, sculpteur sur ivoire, qui lui enseigne les

différentes techniques et matériaux utilisés en sculpture. Morice étudie aussi aux Beaux-Arts. Dès 1921, il expose ses œuvres dans les grands salons de Paris. En 1922, sa première exposition personnelle a lieu à la galerie Hebrard à Paris.

En 1929, Moryce Lipchytz adopte le nom Morice Lipsi, afin de ne pas être confondu avec son frère ou avec Jacques Lipchitz, qui s’est installé à La Ruche cinq ans avant lui. Un an plus tard, il épouse l’artiste suisse Hildegard Weber et part habiter dans une ferme au Sud de Paris.

Lors des années 1930, Lipsi travaille de manière solitaire, loin des écoles et des mouvements de son époque. Il est naturalisé français en 1933. Il expose son travail lors de l’Exposition Internationale de 1937.

En 1940, il s’engage sur les routes de l’exode et se réfugie à Abzac en Charente, où il continue de travailler grâce aux commandes de la municipalité. Il s’enfuit ensuite à Genève, où il retrouve son ami Alberto Giacometti, et retourne à Paris à la fin de la guerre. Son frère Samuel, déporté à Auschwitz, est assassiné par les Nazis.

A partir des années 1960, il est président de la section sculptures au Salon des Réalités Nouvelles. Lors des années 1960 et 1970, il réalise de nombreuses commandes pour des sculptures monumentales, notamment en France, en Allemagne, en Italie, en Tchécoslovaquie, en Israël, en Islande et au Japon.

Il meurt en 1986 près de Zurich. Le Musée Morice Lipsi à Rosey, en Haute Saône, expose aujourd’hui de nombreuses œuvres de l’artiste.