Benn (Bension Rabinowicz dit)

1905 1989
(Pologne) 1905 /   (France) 1989

Benn grandit à Bialystok où son grand-père est rabbin et son père architecte. En 1917, celui que l’on surnomme déjà « Le peintre » passe deux années à Diatvolo, chez la sœur de son père, et donne des cours de dessin aux garçons de son âge. De retour à Bialystok en 1917, Benn fréquente un atelier d’art (1922-1924) et décide de fonder une académie de peinture au sein de sa maison familiale.

Entre 1926 et 1930, l’artiste se consacre aux décors de théâtre. Sa première exposition personnelle a lieu dans sa ville natale en 1927. En 1928, Benn part pour Varsovie, s’inscrit dans un atelier et expose au Salon de Varsovie. La même année, il participe à l’organisation du Salon d’Hiver de Bialystok. En 1929, sa ville lui octroie une bourse pour trois années d’études à Paris. Il rencontre sa future femme, Guerra, en 1938 et se fait naturaliser.

À Paris en 1930, Benn fréquente l’Académie Moderne de Fernand Léger. S’appuyant sur des figures géométriques, son œuvre reste liée à la réalité.

En 1939, il est dans l’Ain, à Couture. Mobilisé en Bretagne puis réformé en mai 1939, il se réfugie à Rennes et continue d’envoyer ses tableaux au Salon d’Automne. C’est à cette époque qu’il commence à sculpter. En 1941, Benn et sa femme sont internés au camp de Beaune-la- Rolande. Ils auraient été relâchés grâce à l’intervention du professeur Marcel Brulé et de Lo Duca. Benn reste caché pendant vingt-six mois durant lesquels il aurait bénéficié de la protection de Jean Paulhan. Pendant la guerre, il traite des sujets bibliques sur de petits formats.

À la Libération, Benn regagne définitivement Paris.