Léon ZACK
janvier 4, 2019
Faïbich-Schraga ZARFIN
janvier 4, 2019

Eugène ZAK

MOGILNO (BELARUS) 1884 – PARIS 1926

Lorsque le père d’Eugène Zak, ingénieur d’origine polonaise, meurt en 1892, sa mère s’installe à Varsovie avec son fils unique alors âgé de huit ans. L’enfant fait sa scolarité dans la capitale polonaise et, encouragé par sa mère, commence à peindre. À seize ans, il décide de venir à Paris et entre à l’École des beaux-arts avec J.-L.Gérôme comme professeur, puis à l’académie Colarossi avec Albert Besnard.

En 1903, il voyage en Italie, travaille à Rome et à Florence, puis s’inscrit à l’École royale des beaux-arts de Munich. Il ne fait qu’un court séjour en Allemagne, rentre à Paris en 1904 et participe à la fondation du groupe Rythme, qui réunit les artistes de l’avant-garde polonaise. Il expose pour la première fois au Salon d’automne et connaît un véritable succès. En 1913, il épouse Yadwiga Kohn qui lui donne un fils, Yannek. En 1914, Eugène Zak voyage dans le Midi de la France, à Vence et Nice. En 1916, il part pour la Pologne, séjourne à Varsovie. En 1921, il poursuit son voyage en Allemagne et reçoit une commande pour la décoration de l’hôtel de l’architecte hollandais Frans Arnold Breuhaus.

En 1922, il est de retour à Paris. Le 15 janvier 1926, Eugène Zak meurt subitement d’une crise cardiaque. Une rétrospective de son oeuvre est présentée en 1926 au Salon des indépendants. Après la mort du peintre, sa femme, madame Jadwiga Zak, tiendra jusqu’à la guerre la galerie Zak, située rue de l’Abbaye à Paris. Madame Zak et son fils Jacques furent déportés et exécutés à Auschwitz. Wladimir Raykis, qui avait débuté comme courtier dans la galerie en 1926, en assure la direction jusqu’à sa mort en 1966, qui entraîne la disparition de ce lieu prestigieux où furent exposés nombre d’artistes juifs de talent.