Meyer-Miron KODKINE
janvier 2, 2019
Arthur KOLNIK
janvier 2, 2019

Ismak KOGAN

EKATERINOSLAV (UKRAINE) 1898 – DÉPORTÉ EN 1943

Ismak Kogan grandit dans une famille de neuf enfants. Son père, ébéniste, ne s’oppose pas à son départ prématuré pour les Beaux-Arts d’Odessa. En 1919, la guerre civile interrompt ses études et l’entraîne jusqu’à Moscou, où il intègre les Beaux- Arts. Il séjourne deux ans dans la région de Kichinev puis part pour Berlin, où il fréquente une académie de peinture. Ismak Kogan s’intéresse à l’anatomie et peint principalement des nus. Il entre en contact avec l’avantgarde berlinoise et décide de continuer sa formation à Paris en 1924.

Atteint de tuberculose, Kogan quitte Paris et s’installe dans un sanatorium, où il rencontre Frieda Mandelstamm. Ils se marient en 1926 et s’installent au Vaudoué, en région parisienne, où Frieda ouvre une pension de famille, Les Bruyères. Y séjourneront beaucoup d’émigrés et d’artistes d’Europe de l’Est. Leur fils Jakol y naît en 1934. C’est au Vaudoué que Kogan exerce son activité de peintre tout en revenant régulièrement à Paris : il bénéficie d’un atelier rue Jules-Chaplain, dans le sixième arrondissement. Il est arrêté et déporté une première fois en 1941 au camp de Pithiviers, puis relâché. Arrêté de nouveau à Paris, rue Blanche, où il se cache, il est conduit à Drancy en novembre 1942 d’où il part pour Auschwitz le 9 février 1943 par le convoi no 46, avec Frieda et une partie de la famille de celle-ci. Ils sont assassinés par les nazis.