Chana ORLOFF
janvier 5, 2019
Anton PRINNER
janvier 5, 2019

Mordechai Perelman

HORODZIEJE (POLAND) 1901 – PARIS 1955

Mordechai Perelman naît à Horodzieje, près de Minsk, dans une famille de rabbins. Son père reconnaît le talent de son fils et lui donne une éducation laïque, ce qui est peu commun dans les familles orthodoxes. Après la Première Guerre mondiale, Perelman passe le concours d’entrée aux Beaux-Arts de Varsovie, mais il est refusé. Il s’inscrit à l’Académie royale d’art de Bruxelles, où il reçoit un grand prix de sculpture en 1927 et obtient une bourse. Cette même année, il termine ses études et s’installe à Paris. Il s’intègre à la scène artistique française tout en restant fidèle à ses traditions. Il expose régulièrement son travail au Salon des artistes français, au Salon d’automne et au Salon des indépendants. Au début des années 1930, les critiques d’art commencent à s’intéresser à son oeuvre. En effet, la sculpture est alors un domaine artistique peu commun chez les artistes juifs.

En 1934, Perelman épouse Blouma Psihovitz, une étudiante en droit d’origine lituanienne. Ils auront une fille, Hassia, en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils sont cachés chez des voisins. L’artiste perd toute sa famille, restée à Horodzieje. Son atelier est pillé et les sculptures qui s’y trouvent sont détruites par les nazis. Ses oeuvres d’avant-guerre sont très rares. Perelman est président de l’Association des artistes français de 1946 à sa mort. Son travail sur des thèmes bibliques lui vaut une reconnaissance internationale. Le ministère de la Culture français acquiert l’une de ses sculptures. Aujourd’hui, la plupart de ses oeuvres se trouvent à Paris, à Varsovie et en Israël.