Léon DRUCKER
janvier 4, 2019
Léon INDENBAUM
janvier 4, 2019

Nathan IMENITOFF

REJITZ (LATVIA) 1884 – BOULOGNE-BILLANCOURT (FRANCE) 1965

À l’âge de 15 ans, Nathan Imenitoff abandonne ses études pour suivre des cours de dessin et de modelage. En 1904, alors que sa famille fuit l’antisémitisme du régime tsariste et émigre aux États-Unis, il décide de rejoindre Paris, où il s’inscrit à l’École des beaux-arts. Il épouse une femme médecin polonaise et obtient la nationalité française. Il ne retournera jamais en Russie.

En 1921, Imenitoff s’installe à Boulogne-Billancourt. Durant l’entre-deux-guerres, il travaille à plusieurs reprises avec l’architecte belge Henry Lacoste, pour lequel il décore notamment, à Paris, les pavillons belges de l’Exposition coloniale de 1931 et de l’Exposition internationale de 1937, essentiellement avec des masques et des sujets animaliers. Il est membre du jury du Salon d’automne de 1930 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Pendant la guerre, il se réfugie dans le centre de la France sous une fausse identité. Beaucoup de ses sculptures réalisées en plomb martelé sont détruites par les nazis. Après la guerre, il crée un homme candélabre à trois jambes et trois bras qu’il intitule Le Candélabre de l’univers. Il vit difficilement de son art et finit sa vie modestement à Boulogne-Billancourt en 1965.