Jacques LOUTCHANSKY
janvier 5, 2019
Oscar MIESTCHANINOFF
janvier 5, 2019

Arieh MERZER

WARSAW 1905 – SAFED (ISRAEL) 1966

Arieh Merzer naît dans une famille hassidique. Il est attiré par le monde de l’art dès son plus jeune âge, mais sa famille s’y oppose. Il quitte ses parents à l’âge de 15 ans et part s’initier au bas-relief, une tradition qui date des temps bibliques. En 1927, il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Varsovie et devient l’élève d’Adam Richtarsky. Merzer expose son oeuvre pour la première fois en 1928 à Varsovie et arrive à Paris en 1930. Il expose régulièrement son travail aux Salons d’automne et des Tuileries. Spécialiste du cuivre frappé, il sculpte l’histoire et l’esprit des Juifs au temps de la Bible et du shtetl. Il travaille également l’argent et l’or.

En 1943, après un séjour à Saint- Gervais, il rejoint le maquis et passe en Suisse. Les autorités helvétiques le placent dans un camp de travail avant de le laisser s’établir à Genève, où il vit de ses nombreux croquis. Toute sa famille périt dans les camps. Lui seul survit à la guerre, et jure qu’il commémorera les victimes des crimes nazis à travers son art. En 1945, il émigre en Israël et s’installe à Safed, célèbre village d’artistes en Galilée. Il expose à Jérusalem, Tel-Aviv, Haïfa. En 1946, il reçoit le prix Hermann- Struck, puis le prix Dizengoff en 1951 et 1954.