David SEIFERT
janvier 4, 2019
Marcel SLODKI
janvier 4, 2019

Sigismond SIGUR-WITTMANN

BUDAPEST 1910 – BELFORT (FRANCE) 1944

Les parents de Sigismond Sigur-Wittmann divorcent lorsqu’il est enfant. Il est élevé par sa grand-mère, très pauvre. Son talent précoce de dessinateur lui permet de gagner quelque argent. Il dessine à la craie, sur les trottoirs de Budapest, des paysages, des figures, et travaille dans une fabrique de verre. Il rêve d’entrer aux Beaux-Arts. En faisant l’acrobate dans un cirque, il se procure les moyens de réaliser son rêve: il suit l’enseignement de Karoly Rethy aux Beaux- Arts de Budapest. En 1930, il est à Berlin, à l’académie de Karl Hoffer. En 1933, alors qu’Hitler est au pouvoir, il milite contre le nazisme et crée des affiches contre « la peste noire» qu’il distribue de ville en ville.

En 1933, il arrive à Paris et continue à peindre. Il participe au Salon des indépendants. Dès la déclaration de guerre, il s’engage dans l’armée française. Démobilisé à Marseille, il voyage vers Pau. Arrêté par la police franquiste dans les Pyrénées, Sigur-Wittmann est incarcéré à la prison de Pampelune puis interné au camp de Tiranda. Libéré au bout de dix mois, il part pour l’Afrique du Nord. À Casablanca, il s’engage dans les Forces françaises libres. À Tunis, tout comme en Italie, il travaille à la décoration de plusieurs synagogues. En 1944, il est parachuté en France avec l’armée américaine, mais le 22 novembre 1944 il reçoit une balle et meurt à Belfort.