David GARFINKIEL
janvier 2, 2019
Thomas GLEB
janvier 2, 2019

Simon GLATZER

DUBNA (RUSSIA) 1890 – AIX-EN-PROVENCE (FRANCE) 1945

Simon Glatzer étudie la peinture à l’Académie des arts de Vilnius avant de partir pour Paris en 1914. Il s’inscrit alors dans l’atelier Cormon à Paris, à l’académie de la Grande Chaumière. Surpris par la Première Guerre, il s’engage dans les troupes de combattants étrangers aux côtés de l’armée française. À partir de 1920, il prend la nationalité française et expose son oeuvre avec succès jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, dans les salons parisiens. Recherché par la Gestapo en 1941, il se cache chez un ami psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne. Celui-ci décide, pour le sauver, de le faire interner sous un faux nom. Glatzer passe ainsi près de trois années dans un pavillon avec des malades mentaux, continuant à peindre avec un matériel de fortune que lui fait parvenir son ami médecin. Il obtient du papier, des crayons de couleur et des pastels. Deux mois avant la Libération, il s’enfuit à Aix-en-Provence. Son oeuvre a été dispersée. Sa peinture porte la marque de sa période d’internement. Il intègre l’écriture hébraïque à ses compositions, et s’intéresse également à la gravure et à la miniature.